La vie est comme un fleuve.
Tous les fleuves vont vers la mer, mais en passant, ils irriguent des terres, ils nourrissent les hommes, Ils permettent
l'agriculture, la pêche, le transport.
C'est le long des fleuves que les hommes se sont installés pour bénéficier de ses bienfaits.
Voie navigable ou non, c'est toujours un lien qui relie les hommes entre eux.
Un fleuve, c'est aussi un vecteur de culture puissant qui suscite craintes et admirations : le Gange, le Nil, l'Amazone, le
Danube ou la Garonne.
Un fleuve peut être tumulte, débordement, paix, sérénité ou colère....comme la vie.
Un fleuve est comme la vie.
Toutes les vies vont vers la mort, mais en passant, elles irriguent d'autres hommes.
C'est tout au long de sa vie qu'un homme se construit pour apporter sa pierre à l'édifice de l'humanité.
Vie paisible ou non, l'amour, la culture, la sagesse, le partage, le respect des autres et de soi, les différences
reconnues, admises et acceptées devraient être les valeurs qui relient les hommes entre eux.
Une vie, c'est aussi un vecteur des haines, de la bêtise, d'erreurs qui engendre parfois, trop souvent,la haine et le
mépris de l'autre, la cupidité et tant d'autres vices.
Comme sur un fleuve, la vie ballote et transporte son homme, au gré de son courant, et comme un marin, il faut garder le cap
pour ne pas sombrer.
Chaque homme à sa solution, son recours : Pour certains, le plus grand nombre, c'est Dieu.
Les hommes lui ont donné plusieurs noms, en fonction de leur culture : Jéhova, Vichnou, Bouddha, Allah, mais le principe est
le même.....c'est leur guide, le Grand Timonier.
Ça se complique quand des hommes veulent imposer leur Dieu aux autres ! Quand on commence à entendre que l'on a raison et que
nous sommes les seuls à avoir raison.
Alors moi, j'ai choisi une autre voie.
Je me sens bien parmi les hommes quand ils parlent d'eux et de ce qu'ils pourraient faire ensemble.
J'aime l'humanité dans son ensemble, avec toutes ses composantes, toutes ses cultures, tous ses courants de pensée, sa
multitude.
J'aime les hommes quand ils sont capables de se transcender, de se surpasser et quand ils laissent à l'humanité des
témoignages éblouissants de leurs talents, même si c'est au nom ou en adoration de leurs Dieux.
On peut aimer, admirer la culture Grèque ou Romaine Antique et admirer les arts de vénération de Vénus, Zeus, Mercure sans se
mettre à croire à ces divinités. Ce n'est pas parce-que j'adore la Culture de l'Egypte Antique que je vais me mettre à prier Râ. Enfin, on peut être submergé par l'émotion devant la Piéta de
Michelange ou la représentation de la Sainte-Famille par le Gréco sans, pour cela, être un Chrétien convaincu.
J'aime l'idée de la religion comme ayant permis aux artistes de s'exprimer, aux batisseurs de cathédrales de construire des
chef-d'oeuvres. J'aime cette expression du talent des hommes, cela ne veut pas dire que j'aime leur Dieu.
J'aime le tableau de David : "le sacre de Napoléon", pour sa maîtrise, sa mise en scène, sa construction, le témoignage
historique qu'il représente, la technique picturale de David ; ça ne veut pas dire que j'aime Napoléon.
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