Le blog de Jamano Trois

On peut voir en ce moment, dans la presse écrite, entendre à la radio des débats sur l'utilité et le pouvoir des "comiques".
Je dis bien "les comiques", et non pas le rire !
Le rire, c'est salutaire, bon pour la santé des hommes et de leur démocratie ; "les comiques", c'est autre chose, d'abord, est-ce qu'ils font rire ?
Ils ont la tête et les chevilles qui enflent, parce que quelques penseurs de l'intelligentsia parisienne disent qu'ils sont un contre-pouvoir !
Mais contre-pouvoir de qui, ou de quoi ?
Ils sévissent tous sur une radio nationale, financée par l'argent public, en toute liberté, ils déversent leurs attaques personnelles au nom d'un humour scabreux, souvent méchant, toujours orienté, toujours sur les mêmes cibles.
Ils poussent leur pseudo "impertinence" jusqu'à l'extrême, pour voir jusqu'où on peut aller trop loin.
Ils espèrent qu'on les censurera pour pouvoir s'ériger en victime de la pire des dictatures qui entrave la liberté d'expression et étouffe leur élan créateur et lyrique.
Ils sont indispensables, ils sont la preuve de la bonne santé de la démocratie.
Comme si, avoir un furoncle, était une preuve de bonne santé !
Guillon et Portes, le matin, juste avant d'embaucher : Allons, c'est seulement un mauvais moment à passer !
François Morel n'est pas plus tendre que les autres, pas plus respectueux, mais il a une vraie écriture, un vrai sens comique et un vrai talent.
Mais pourra-t-on m'expliquer pourquoi, en France, pour être un intellectuel en vue, un acteur qui travaille, un comique diffusé, pour avoir la primeur des radios nationales publiques ou non, il faut se définir comme étant de gauche, verser dans le compassionnel et les bons sentiments ?
Est-ce vraiment la démocratie, ou de l'auto-flagellation ?



Ven 5 mar 2010 2 commentaires
L'impertinence a toujours été maniée par les amuseurs: souviens-toi des bouffons du roi!
Le problème est que la plupart de nos bouffons actuels confondent impertinence et méchanceté.Et autant l'une est drôle, surtout lorsqu'elle est associée à l'esprit, autant l'autre me dérange.
C'est tellement facile de dauber sur les travers de quelqu'un qui n'est pas en face de toi!
Et en cas de retour de bâton, nos modernes bouffons crient très fort à la censure...comme de bien entendu...
André - le 09/03/2010 à 17h32
Moi j'aime bien Guillon et je suis d'accord Morel a un vrai talent!
venise - le 10/03/2010 à 09h35